23 juillet 2026

:: BILAN ::

[ publié premièrement le 23/07 sur le réseau social Facebook ]

MERCI. 🎂🎂🎂

Merci pour vos souhaits d’anniversaire, au delà même du simple fait que les « rappels Facebook » jouent un rôle non négligeable dans cette cascade de petits mots que je découvre chaque année en fin de journée, le 22 juillet…

Merci, parce que cela me rappelle que, bien que je le dénigre depuis bien un an, il me reste encore un spectre de vie virtuelle par ici, même à l’état de fossile, même si ce n’est qu’un miroir déformant de ma vraie vie, il n’en reste pas moins qu’il ait été l’intermédiaire, l’intercesseur et le vecteur de bien d’événements et de rencontres qui ont, elleux, eu lieu dans cette fameuse vraie vie.

Merci, parce que si j’ai de plus en plus de griefs contre ces plateformes dites « sociales », je n’ai pas encore le cœur à dénigrer tous les messages qui m’y sont adressés, et que, si je n’ai pas le loisir de répondre à chacun personnellement, j’ai aujourd’hui enfin une bonne raison d’improviser quelques mots.

Pour celleux qui suivent d’un peu plus près mon travail, lisent un peu mes InfoLettres envoyées de manière erratiques, il était possible de comprendre (entre les lignes, ou bien au mot) que 2025 fut une année pour le moins catastrophique, et que si « ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort », c’est donc que cette chose nous transforme aussi un peu…

Reste à espérer que cela soit pour le mieux.

Après plusieurs mois à prendre l’air -LOIN-, à travailler MOINS, à réfléchir au bien fondé d’habitudes si ancrées que l’on y réfléchit même plus, il s’est trouvé qu’après avoir tout mis en pièce, il y avait d’un côté des choses que je voulais reconstruire telles quelles (dessiner, créer, imprimer, éditer), d’autres à mettre en pièce définitivement (en gros toute l’espèce d’auto-marketing managérial qui vous fait passer d »artiste-auteur » à « agent commercial » au prix de votre temps de création).

Je dessine, je sérigraphie et je tente de donner une forme plastique aux personnages et autres chimères de mon univers.

Je ne suis pas vidéaste, je ne suis pas influenceuse, publier frénétiquement des contenus trendy et être active et dynamique sur tous les fronts, ça ne suscite en moi qu’une forme aigüe d’anxiété. Sans parler de la dimension « IA » à présent immiscée dans absolument TOUT, et que je trouve alarmante.

Dans ce déchaînement halluciné de futurisme décadent, les livres restent au cœur de ce qui me nourrit depuis des années, et non seulement j’en produis (en tout cas, j’essaye) mais je collectionne et dévore cet objet dont l’importance me paraît chaque jour un peu plus décisive, au point que les mots eux-mêmes se frayent peu à peu une place toujours plus grande dans mon travail tant artistique qu’éditorial.

Au point que trouvant dans ces volumes infiniment plus que ce que j’arrive péniblement à extraire de ces écrans saturés et de leurs contenus stroboscopiques, j’ai décidé de poursuivre ce parcours d’apprentissage, certes moins spectaculaire, sûrement moins monnayable, mais infiniment plus satisfaisant, en reprenant des études. Oui.

Admise en formation à distance à l’université de Paris Nanterre, j’entame une première année de Licence de Philosophie en septembre prochain. (grande joie)

Il est donc évident que j’ai bien dans l’idée de garder mes distances (et par là même mon temps précieux) d’avec les réseaux sociaux (et je finirai bien par y trouver une alternative radicale), mais comme j’ai aussi l’intention de continuer de créer en même temps que d’apprendre, il se pourrait bien que quelques images inédites surgissent par ici de temps à autre, de façon totalement imprévisible, et surtout moins fréquente.

Sur ce, je vous partage le modeste petit article paru dans le journal de ma région, en lien avec l’exposition – visible tout l’été – de mon travail au musée Micro-Folie de Saint Eloy les Mines : « MATKA » …

À tantôt !


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